Monuments du Monténégro

L’île de Notre Dame du Rocher

GospaOdSkrpjela

Située à une centaine de mètres de sa voisine du Fjord de Kotor, l’île de l’Abbaye de Saint-Georges, Notre-Dame du Rocher (Gospa od Skrpjela) est une île artificielle, construite par les habitants de Perast à partir du XVe. La légende raconte qu’un Perastien avait guéri miraculeusement après avoir trouvé une icône de la Vierge sur le rocher qui servit de base au reste de l’île. Ils ont commencé à déposer des épaves de navires et des rochers de toutes tailles pour plus tard pouvoir y bâtir une église. Après de nombreuses destructions, la version actuelle date du XVIIIe. De taille modeste, elle n’est formée que d’une seule nef, d’un dôme octogonal et d’une tour avec un clocher, lui donnant un aspect assez baroque. Il aura fallu plus de dix ans à Tripo Kokolja, célèbre peintre de Perast, pour en décorer l’intérieur. Un petit musée se trouve juste derrière l’église et regorge entre-autre d’objets marins. Chaque 22 juillet, lors de la Fasinada, les habitants des environs viennent commémorer la trouvaille miraculeuse, et consolider l’île, en jetant des pierres tout autour.

 

 

Gradina Martinićima

GradinaGradina Martinićima, situé à l’est de Spuz, est un ensemble de ruines d’une forteresse érigée avant la dynsatie des Nemanjić. Les Nemanjić sont la seconde dynastie monarchique serbe régnant sur la Serbie,le Monténégro et le Kosovo actuels des XI au XII° siècles). Ces ruines sont situées au sommet d’une colline surplombant la rivière Zeta.

Non mentionnée dans les sources médiévales, Gradina Martinićima est l’objet de recherches historiques plus récentes. D’après ces travaux, cette forteresse a été construite à l’endroit où est né le frère du roi serbe Stefan Nemanja, dénommé Zavida. Elle a donc été réalisée au moment de l’arrivée des Slaves dans cette partie des Balkans, entre les VIII° et X° siècles.

Vous trouverez dans la partie septentrionale de Gradina les restes de la grande basilique. Pendant les fouilles archéologiques, un grand nombre de sculptures en pierre de l’ère pré-romanesque ont été trouvées; ces sculptures confirment que la forteresse faisait partie d’un site sacré.

Le palais du roi Nicolas

DvoracKraljaNikole

La ville nouvelle naît en 1878 autour de la résidence d’été du roi Nikola Ier Petrović-Njegoš, qui ancrait là ses yachts et invitait la noblesse européenne à jouir du climat délicieux de la côte. Il s’agit, comme on l’a dit, d’un « retour aux sources » : c’est à cet endroit que se trouvait déjà Bar à l’époque romaine et paléochrétienne. Ainsi en attestent les ruines de l’ancienne cathédrale, fondée au Ve siècle. Depuis la fin du XIXe siècle, Bar s’est développée en fondant sa prospérité sur le trafic maritime, notamment avec l’Italie. Les quartiers modernes, sans grâce, se sont largement étendus et accueillent désormais une population d’environ 15 000 habitants.

Le palais d’été des Petrović-Njegoš a été construit en 1885 dans un style éclectique, avec des touches d’Art nouveau. Il est entouré du parc de Topolica, riche en essences exotiques. C’est ici que Zorka, l’une des filles du souverain, célébra ses fiançailles avec l’héritier du trône serbe. Certains salons de l’époque ont été reconstitués. Le reste de l’exposition aborde aussi bien le passé ancien de Bar, avec des collections lapidaire, numismatique et minéralogique, que ses manifestations plus récentes, avec une sélection de vêtements de fête ou d’outils agricoles, en particulier pour la collecte et le pressage des olives.

 

 

Forteresse de Haj-nehaj

Tvrđava Haj-Nehaj

Située sur une colline au-dessus de Sutomore et offrant une vue magnifique sur la mer et le massif Rumija, cette forteresse a été fondée par les Vénitiens au XVe siècle. Mentionnée pour la première fois en 1542 sous le nom de ” Fortezza de Spizi ” et plus tard ” Nechagia “, elle a été conçue pour résister aux armes à feu. Au point culminant de la citadelle, à 225 m d’altitude, se trouve la petite église Saint-Dimitri datant du XIIIe siècle. Comme celle de Sv. Tekla et beaucoup d’autres de cette région, elle aussi avait deux autels. Dans son petit cimetière, on enterrait des orthodoxes et des catholiques ensemble, jusqu’à 1868.

 

Vieille Ville de Bar

Stari grad Bar

Le vieux Bar, installé au pied du mont Rumija, compte quelques quartiers habités, tous situés à l’extérieur des murailles. La partie ceinte par les fortifications, datant du XVIe siècle et de facture vénitienne comme le prouve le traditionnel lion ailé gravé sur la porte principale, a été en revanche totalement abandonnée lors des bombardements de 1878. Se développant sur 4 ha, la ville fortifiée comprend près de 300 bâtiments, certains ouverts à la visite. Tous partiellement ou totalement en ruines, ils ont gravement pâti du tremblement de terre de 1979, mais ont fait l’objet depuis d’une intense campagne de restauration. Un peu à l’écart se détache la citadelle. Elle montre que, même sur cet emplacement difficilement accessible, il fallait pourvoir à sa défense. Au-delà, on distingue les vestiges de l’aqueduc qui approvisionnait la ville en eau. Le palais de l’Evêque, entièrement restauré, est un témoignage de l’importance régionale de Bar dès la fin du XIe siècle : la ville devient alors le siège d’une cathédrale, privilège qu’elle conservera jusqu’à nos jours. On peut encore voir les fondations de la cathédrale Saint-Georges (Sv. Djordje).

 

 

 

Mosquée Omerbašić et églises orthodoxes

Džamija Omerbašića

La mosquée Omerbašić date de la même époque. Avec le tombeau du derviche Hassan, elle était entourée d’un mur propre. Les résultats des fouilles locales sont visibles dans l’ancienne Douane. Quant au Palais vénitien, entièrement reconstruit, il montre l’apparence que pourrait avoir aujourd’hui la cité si elle n’avait pas été victime des vicissitudes de l’histoire.

Bar comptait en outre de nombreuses églises, dont les mieux conservées sont celles de Sainte-Catherine (Sv. Katarina) et de Sainte-Vénérande (Sv. Veneranda). Dans les quartiers ouest, ceints plus tardivement de murailles, se trouve l’église Saint-Nicolas (Sv. Nikola), dont la fondation est attribuée à une reine d’origine française, Hélène d’Anjou, épouse du roi serbe Uroš. Au cœur de la ville se trouvent deux monuments plus récents (XVIIe siècle), d’origine turque : le hammam et la tour de l’Horloge.

 

 

 

 

Trikonos de la Vieille Ville de Bar

Barski TikonhosTrikonos de la Vieille ville de Bar est une église qui daterait du sixième siècle de notre ère, à l’époque de l’empereur byzantin Justinien.

Elle est située au centre du village de Topolica. Ses murs sont hauts d’un mètre et quelques fresques et pierres sculptées  ont été sauvegardés dans la nécropole de Trikonos.

 

 

 

 

Mausolée de Njegoš sur le mont Lovćen

Situé à une vingtaine de kilomètres de Cetinje, au sommet du mont Jezerski (1 657 m d’altitude), le mausolée de Petar II Petrović Njegoš (1813-1851) est un véritable lieu de pèlerinage. Les Monténégrins entretiennent une relation quasi religieuse avec cette montagne et celui qui est inhumé à son sommet : Petar II Petrović Njegoš a été le prince-évêque du Monténégro lors des guerres de libération contre les Ottomans; son ouvrage Gorski Vijenac (La couronne des montagnes) est un monument de la littérature serbe.. Le souhait de Njegoš a été d’être inhumé dans une petite chapelle au sommet de la montagne du Lovćen, sur la crête appelée Jezerski Vrh. Son voeu n’a pas été immédiatement exaucé en raison du véritable danger de profanation de sa tombe. Mais en 1855, le prince Danilo a fait transporter les restes de son illustre prédécesseur au sommet du Lovćen dans la chapelle érigée en 1845 par Njegoš : celle-ci fut détruite par les Autrichiens en 1916 et la dépouille de Njegoš fut alors exhumée et ses restes confiés au métropolite de Cetinje. En 1925, une nouvelle chapelle fut construite, où Petar II Petrović Njegoš a été inhumé une deuxième fois. Puis, on eut l’idée de lui consacrer un mausolée monumental. Entamée en 1951, à l’occasion du 100e anniversaire de la mort de Njegoš, la construction du mausolée dura plus de vingt ans. Réalisé par le sculpteur croate Ivan Meštrović, l’édifice funéraire fut finalement inauguré en 1974.  A l’entrée de la chapelle, deux sculptures monumentales de femmes taillées dans le granit gardent la crypte. A l’intérieur, se dresse une autre sculpture monumentale, celle de Njegoš représenté assis, un livre posé sur ses genoux. La dépouille de ce dernier est située dans un sarcophage de marbre blanc dans une crypte souterraine. Par beau temps, on a une vue spectaculaire de 360° sur la mer Adriatique à 1 800 m, jusqu’en Italie !
Pour Petar II Petrović-Njegoš, le Monténégro est «le saint temple de la gloire serbe et le nid des Serbes», tandis que les Monténégrins sont «le peuple du Monténégro serbe, le cœur de la liberté serbe».

 

 

 

 

Tablja de Cetinje

TabljaTablja de Cetinje est une tour de défense construite en 1833 par Pierre II Petrović Njegoš: elle se situe sur le mont au dessus du Monastère de Cetinje, où il y avait une ville fortifiée au VI siècle avant Jesus Christ. Tablja était le donjon, qui devait accueillir les gardiens de la forteresse et tous les canons. Elle a été utilisée pour les tirs d’honneur à l’occasion de la venue des hôtes importants à Cetinje. Jusqu’à 1850 on y exhibait des trophées de guerre, c’ étaient des têtes décapitées de soldats turcs. ensuite cet édifice est devenu le clocher d’où sonnait la grande cloche (1631,5 kg – le cadeau de Lazar Urošević de Zemun) à l occasion des grandes fêtes et de la venue des hôtes d’ honneur.

Elle a été détruite en 1938, à l’occasion de l’aménagement du plateau pour la construction de l’église épiscopale. C’ est à partir du matériel qui est resté de la Tablja qu’on a construit un simple clocher sur quatre colonnes.

 

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